Comment lutter contre le mal des montagnes?

C’est une chose à prendre en compte si vous prévoyez de voyager en altitude. Souffrir du mal des montagnes est imprévisible et peut gâcher une partie de votre voyage, alors comment lutter ?

 

Le mal des montagnes ne se déclenche pas à partir du moment où vous prenez de l’altitude, il faut bien sûr atteindre un certain “plafond”. Ce dernier peut commencer aux alentours de 2 000 m. Dit comme cela, nombreux sont les lieux dans le monde qui peuvent vous y confronter, mais c’est un détail.

Qu’est-ce que le mal des montagnes ?

Afin de lutter contre le mal des montagnes, il faut avant tout apprendre à le connaître. Comme vous le savez tous, prendre de l’altitude coïncide avec une baisse de l’oxygène vous entourant. Cette baisse fait que votre sang emmagasine moins d’oxygène (c’est ce que l’on nomme l’hypoxie) et votre corps cherche ainsi des mécanismes pour se défendre.

Si les mécanismes fonctionnent, aucun soucis vous allez vous adapter sans problème, sauf que ce n’est pas tout le temps le cas, et ainsi les symptômes du mal des montagnes commencent.

Il faut savoir que quelque soit votre corpulence, hygiène de vie, condition physique, tout le monde sans exception peut être touché par le mal des montagnes. A 4 000m d’altitude, il faut compter environ 1 personne sur deux, c’est dire.

Par exemple sur des destinations comme le Pérou, la plus part des lieux que les voyageurs vont découvrir se trouvent en altitude. Le Machu Picchu à 2 400m, le Lac Titicaca à 3 800m, Cusco 3 400m etc. A cela ajoutez des trajets en bus dans la cordillère des Andes, et vous pourrez réellement en baver ! Mais je le redis, tout le monde est différent !

Quels sont les symptômes du mal des montagnes?

Rien d’insurmontable, c’est à souligner ! Le mal des montagnes va se ressentir par un mal de tête, nausées, des vomissements, de la fatigue voir des saignements de nez. Bien sûr, ce n’est pas obligatoire d’avoir tous les symptômes et vous pourrez peut être, n’avoir que mal à la tête !

Dans des cas plus précis, comme des personnes avec une maladie pulmonaire, prévoyez de voir votre médecin avant de décider de partir.

5 méthodes pour soigner le mal des montagnes

Une bonne hydratation

Votre corps en altitude va se déshydrater plus rapidement, du coup il faut boire, beaucoup boire. Pas besoin de ressentir la soif pour un petit verre d’eau.

Aussi, afin de lutter contre la déshydrations il est préférable de ne pas fumer ou même boire de l’alcool. Une bonne bière c’est sympa mais on connait le truc, une, puis deux, puis trois en faisant connaissance avec les autres voyageurs 😉

Le repos

Le plus simple, ne plus penser, ne rien faire, hormis se coucher, attendre et dormir. On peut voir cela comme une perte de temps et je le comprends, mais visiter avec un affreux mal de tête ou des nausées est assez compliqué.

Prévoyez tout une journée de battement entre la suite de votre voyage en altitude et l’arrivée, juste au cas où. Par exemple il n’est pas rare d’arriver à Cusco puis partir vers le Machu Picchu. Prenez le temps et visitez la ville, vous n’en serez pas déçu.

Penser à prendre des médicaments

Bien entendu certains médicaments vont pouvoir vous aider si vous souffrez du mal des montagnes. Parmi eux, vous pourrez prendre du paracétamole, doliprane ou tout ce qui est assez commun dans ce genre de situation. Pas besoin de prescription et c’est l’avantage.

Autre “médicament”, la feuille de Coca. Pour que ça fonctionne il faut être sur l’Altiplano parce qu’on en trouve pas ailleurs. Avant de devenir une drogue, la feuille de Coca était utilisée depuis des millénaires pour lutter contre le mal des montagnes. Si vous voyagez au Pérou par exemple, il n’est pas rare de s’en voir proposer à mâcher ou à prendre en infusion. C’est assez bon et NON, vous ne deviendrez pas accro. La cocaïne, on en est à des années lumières !

Allez-y doucement

Laissez votre corps s’habituer à son nouvel environnement et ne partez pas dans des longues marches, efforts physiques dès votre arrivée. Comme pour tout, votre corps va s’adapter, mais cela peut être instantané comme sur 2-3 jours.

Avoir le mal des montagnes

Dit comme cela, il est difficile de s’imaginer comment il se déclenche, du coup je vais vous raconter mon expérience. Au Pérou depuis 1 semaine, nous décidons de monter à Cusco, par contre en bus. En comparaison avec un vol d’une heure, il faut compter 24h de bus.

L’idée était, qu’ayant du temps devant nous, d’y aller tranquillement et ainsi monter “petit à petit” sans vivre la décompression directe d’un vol Lima-Cusco. Enfin le mot tranquillement, c’était dans l’idée parce que ça ne s’est pas passé comme ça. Après quelques temps en bord d’océan, le bus prend la direction de la Cordillère des Andes. Ça monte, aucun soucis à l’horizon, allant même jusqu’à m’endormir pour la nuit. Sauf que cela n’a pas durée et les nombreux passages de cols, montées, descentes, virages ont eux raisons de moi. J’ouvre l’oeil et là, une grande sensation de malaise s’empare de moi. Nausées, vomissements, mal de tête et j’en passe. Je passe les détails de ces 24h dans le bus, plein de Péruviens, sans réelles stops et nettoyage des toilettes 😉

Ces symptômes ont durés moins d’une journée pour ma part et une fois arrêté tout s’est remit petit à petit. Ma compagne par contre n’a rien eue durant la route, par contre il lui a fallut 2 bonnes journées d’adaptation derrière. Tous différents, tous égaux!

Oubliez le mal des montagnes, il se soigne, par contre la soif de voyage il n’y a toujours pas de remède.

Voyageusement

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