• Menu
  • Menu

Découverte et visite de Venice Beach, d’hier à aujourd’hui

Etrange, coupé du monde, atypique, artistique, nombreuses sont les désignations que l’on peut apporter à Venice Beach. Lieu caractériel, elle peut amener la fraicheur comme une dose de désarroi face à nombreuses situations. La visite de Venice Beach est indispensable pour connaître Los Angeles, mais qui est-elle vraiment?

 

Sommaire : 

Venice Beach et son histoire

Une visite de Venice Beach, un saut début des années 1900

90291, voici le code postal de Venice. Petit bout de terre, tout droit sortie de l’imaginaire d’un homme, Abbot Kinney. Si le lieu s’est développé et étiré, il était initialement fait pour être la Venise des Amériques. Port Grimaud, Bruges et bien d’autres, les Venise à travers le monde ne manquent pas, mais celle-ci à quelque chose en plus.

Revenons au tout début. Sous le soleil de Californie, vers 1905, un américain du nom d’Abbot Kinney rentre d’un voyage en Italie. Tombé amoureux de la cité des Doges, il décide à son retour de créer, sa propre ville. Abbot décida donc d’assécher une partie  d’une zone marécageuse, pour y creuser des canaux. Au total, 23km de canaux furent creusés, des petits ponts ajoutés, et même des gondoles tout droits venus d’Italie pour s’y balader.

Millionaire venu de l’industrie du tabac, il a réalisé son excentrique rêve de part un travail de tous les diables. Ce dernier est toujours visible et vous pourrez le découvrir lors d’un prochain passage dans le célèbre Venice Canal Historic District. Les canaux ont laissé tomber les gondoles, mais restent navigables. Les berges sont quant à elles jonchées de jolies maisons, atypiques, extravagantes, parfois hors de prix, le tout sous le doux soleil Californien. Venice ne nous a pas attendu pour rêver.

Mais revenons sur ses cicatrices.

La tendre évolution de Venice Beach

Lors de son inauguration en 1905, Venice Beach et son allure Vénitienne offre aussi, côté plage, un ponton de presque 400m. Le lieu se développe et est apprécié des voyageurs. Casinos, restaurants, navire, espace de danse, tout est là pour plaire à tout le monde, avant de virer avec les années, sur le côté familiale et parc d’attraction.

Nous parlons de Venice, mais il faut savoir que jusqu’en 1909, on disait “Ocean Park”.

Comme tous les lieux attractifs, c’est aussi l’oeil des promoteurs et investisseurs qui se porte sur ce beau concept. Petit à petit, le rêve d’Abbot Kinney déchante et se voit engluer sous les nouveaux projets alentours. Des pontons toujours plus grands, comme Fraser Pier en 1911. Immensément grand, c’était un concurrent direct au Kinney Pier, qui était là depuis le début. Fraser quant à lui ne durera qu’un an, après un gigantesque incendie.

Un peu comme aujourd’hui nos rues touristiques, à cette époque les pontons étaient un peu la crème de la crème et ils poussaient à toute allure. Pickering Pier en 1913, Licker Pier dans les années 20, etc. Le style vénitien perd de sa superbe, et plonge petit à petit vers ce qui fait encore plus vendre, les parcs d’attractions. La démographie de la ville était telle, que son développement n’est plus gérable. En novembre 1925 fut donc décidé d’annexer Venice à Los Angeles. Initialement ville, elle est de nos jours qu’un quartier de L.A.

Cette annexion ne fait pas que du bien à Venice qui se vit petit à petit perdre de sa “superbe”. Ce qui initialement faisait d’elle ce qu’elle était, ses canaux, furent pavés et recouverts fin des années 20, début années 30. Les pontons d’amusement suivirent très vite avec une fin qui débuta dans les années 40. Ville d’amusement, rêve “idéaliste” d’un millionaire, les années futures virèrent noir.

Venice et la découverte du pétrole

Fin des années 20, c’est le pétrole qui tape à la porte de Venice Beach. La belle Venice laisse place à des tristes puits de forages. Tel est le business.

Début des années 30, ce sont 450 puits que l’on peut voir à perte de vue. Loin des parcs d’attractions, montagnes russes, canaux, sable doré, c’est cette noirceur qui grandit sur le quartier. Laissée pour compte, elle devient “le bidonville de la mer” comme on la surnommait dans les années 50. Sa forte perte de valeur attire immigrés européens, survivants de la 2nd guerre mondiale, ainsi que ses premiers artistes contestataires. A cette époque naquit la Beat génération, puis le mouvement hippie. Artistes, poètes, musiciens, c’est un premier aperçu du Venice que l’on connait de nos jours qui semble pointer le bout de son nez.

Un des premiers à sortir de cet endroit fut le regretté Jim Morrison et les légendaires “The Doors”. C’est sur une plage de Venice, en 65, que tout prit forme. Le groupe est encore très visible sur les murs de Venice et son front de mer. Fin des années 60, le Flowers powers se fait de plus en plus présent et Venice en est un lieu culte. Le Peace and Love y trouve facilement sa place avec des soirées psychées sur les canaux. Le mouvement allant jusqu’à rassembler 14 000 hippies, en 68, sur la plage pour un concert gratuit.

De Dogtown aux Z-Boys

Dans les années 70, Venice n’est encore qu’un vaste “dépotoir”. Entre délinquance ou gangs, c’est au doux surnom de “Dogtown” que résonne Venice. La ville des chiens, c’est assez éloquent pour parler des ruines… Pour remonter, il faut de toute façon tomber très bas, et c’est là que les Z-boys font leur arrivée. Le soleil de Californie et l’océan, c’est sur ses vagues qu’ils décidèrent de “planter” leur planche. Les stigmates des années précédentes proposent un environnement parfait pour surfer en toute quiétude, et s’amuser. Au delà des vagues, c’est aussi les cicatrices d’anciens pontons qui deviendront leur terrain de jeu. Le temps qui passe, et la lassitude, amena ces amoureux de la glisse sur le bitume de Venice. C’est ainsi que le skateboard moderne se développa.

Ce dernier arriva dans de fâcheuses conditions. En 1976 la Californie était frappée par une forte sécheresse du coup les habitants ne remplissaient plus leurs piscines. C’est à ce moment que les Z-boys décidèrent de “skater” à l’intérieur ! Si aujourd’hui Venice est un spot parfait avec son immense skate-parc, il faut s’imaginer que tout a commencé dans une piscine, avec une première figure aérienne de la part de Tony Alva, entre autres. Le tout ne s’est pas fait en un jour, mais Venice reprendra de sa superbe à partir de là.

S’en suivi l’arrivée des patins à roulettes. Si le cliché californien de la fille patinant le long de l’océan, casque sur les oreilles, walkman à la ceinture est persistant, tout part de là.

Venice est aussi bordée par la célèbre “Ocean Front Walk”, qui vit le joue en 1972. Parfait endroit pour patiner, rouler, glisser, à sa guise ! Les années suivantes virent arriver les nombreux touristes qui eux aussi, voulaient tester ces nouvelles disciplines. Les loueurs pointèrent le bout de leur nez pour proposer skates, vélos, patins, à tous les voyageurs désireux de glisser le long de l’océan. C’est à cet instant que Venice est devenue la « Capitale mondiale de Roller Skating«.

Venice Beach, le temple du sport

Popularisé par des personnalités comme Arnold Schwarzenegger, Muscle Beach est un endroit incontournable du lieu. Berceau du fitness, m’as-tu-vu, ou “moi je”, c’est un incroyable endroit. Le culte du corps, c’est ici que ca se passe. Ouvert en 1987, Muscle Beach est LA référence du culturisme dans le monde.

Au delà de son espace musculation, Venice propose un panel de sports très diversifié. Avec le temps poussèrent tour à tour le skate-park, terrains de baskets, équipement de sport en libre service, balançoires et j’en passe.

Que faire à Venice Beach ?

Ocean front Walk

La balade le long de l’océan, le soleil couchant. Romantique, mais à Venice, c’est avant tout atypique. D’un bout à l’autre, vous passerez nombreuses activités, artisanat local, artistes peintres, musiciens, voyants, restaurants et j’en passe. Quoi de mieux pour s’immerger dans cette nouvelle atmosphère.

Venice Canal Historic District

Reconstruit en 93, c’est là que votre imaginaire prendra le dessus, en vous projetant 100 ans en arrière, à l’époque d’Abbot Kinney. De beaux canaux, de belles maisons, le tout à visiter sans modération.

Abbot Kinney Boulevard

Parfait lieu pour du shopping, avec nombreux shops atypiques à découvrir, ou redécouvrir.

Muscle Beach

Pas besoin de faire du sport pour regarder et être impressionné. Qu’on aime ou non le culturisme, Muscle Beach est impressionnant à voir.

Sports en tout genre

Un match de basket, du tennis paddle, skateboard, balançoire, surf, vélo, Venice est un harem de sport en tout genre, profitez-en.

Rassemblements en tout genre

Guettez bien le calendrier, vous pourriez être surpris ! Lowrider par exemple !

Surfer à Venice Venice Beach, ou simplement regarder

Louer une planche de surf à Venice, en acheter une, ou juste regarde, c’est aussi ca l’air Californien.

Se faire tatouer

Car Venice pulule de tatoueurs…  Attention quand même !

Ou manger à Venice Beach ?

Partout, tout simplement. Venice Beach comprend une multitude de petits restaurants en tout genre. Abandonnez les TripAdvisor et j’en passe, la vie doit être faite de découvertes. Asseyez-vous, et commandez.

Pour tout de même parler de plusieurs spots que VisitCalifornia met en valeur :

  • Zinqué pour ses plats de charcuterie, ses quiches et ses croissants au chocolat
  • James’ Beach en bord de sable qui propose des burgers au bœuf Angus, et célèbres tacos de mahi-mahi
  • Gjelina pour ses plats végétariens, ses pizzas
  • Abbot Kinney Boulevard pour ses foods trucks le 1er vendredi de chaque mois.
  • Tito’s Tacos, une taqueria old-school à l’extrémité Est de Venice

Et puis avec les nombreux lieux “sur le pouce”, le soleil Californien, il n’en fait pas plus pour se poser sur la plage et faire un pique-nique.

Films sur Venice Beach

Difficile de trouver un film centré sur un seul et même quartier. Los Angeles ville de cinéma, Venice, quartier typiquement photogénique.

2 films et une série se centrent sur le quartier. Le premier, le film “The Doors” qui suit Jim Morisson et offre un visuel nouveau pour Venice.

Le second, Lors of Dogtown qui raconte l’histoire des Z-Boys, avec en toile de fond un Venice à l’agonie, entre délinquance, gang, insalubrité.

Côté série, une seule tire son épingle du jeu, Californication. L’histoire d’un écrivain, en quête de rédemption qui n’arrive pas s’empêcher de tout gâcher. Incroyable, avec un Venice des beaux jours, coloré à souhait.

Venice Beach de nos jours

Si vous y êtes passé, vous savez que Venice Beach est un spectacle à part entière. Nul ne peut y passer sans être touché, que ce soit dans le bon comme le mauvais. Du street-art, aux musiciens, un concours de lowrider, Venice c’est ce quartier bourgeois bohème qui frôle les 2 extrêmes. Tout en couleur, elle éclabousse notre vision de la meilleure des façons.

Il reste difficile d’avoir un avis catégorique sur ce quartier, tant il est improbable, incroyable. Peut-être n’est-il que le reflet flagrant de la culture américaine, de sa décadence à son épanouissement. De sa luxure à sa misère la plus totale. Quand une forte population de SDF côtoie les villas grand luxe à seulement 200m d’intervalle, on sait qu’on est à Venice. Triste à dire, triste à voir, c’est tout là que Venice Beach prend son envol.

Voyageusement

Notez cet article
[Total: 1 Average: 5]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *